08 Juil Photogrammétrie vs. LiDAR – Cartographie par drone
Photogrammétrie vs LiDAR : comparaison de précision dans la cartographie drone RTK
Lorsque la précision est un facteur déterminant dans les relevés par drone, une question se pose toujours: photogrammétrie ou LiDAR ? Chacune de ces technologies a ses avantages pour des projets spécifiques mais laquelle offrirait la meilleure précision pour vos besoins ? Que vous cartographiez un paysage urbain ou des terres forestières, comprendre les différences entre LiDAR et Photogrammétrie est essentiel pour obtenir les meilleurs résultats.
LiDAR : technologie de relevé précis et puissant
Le LiDAR (Light Detection and Ranging) utilise des impulsions laser pour capturer des mesures de distance extrêmement précises. Sa précision au centimètre près, même dans des environnements difficiles comme les forêts denses ou des terrains accidentés, fait du LiDAR un outil puissant pour générer des nuages de points 3D, des modèles d’élévation et des orthophotos.
Avantages du LiDAR
- Précision de mesure laser directe.
- Moins sensible aux conditions d’éclairage, à la végétation ou aux terrains complexes.
- Idéal pour des relevés topographiques, des modèles d’infrastructure, et des analyses environnementales.
Limitations du LiDAR
- Coût plus élevé en raison de l’équipement spécialisé et de l’expertise requise.

Nuage de point avec LiDAR
Photogrammétrie : capture d’images 3D detaillées à moindre coût
La photogrammétrie repose sur l’assemblage d’images 2D superposées pour créer des modèles 3D. Utilisant un logiciel avancé, la photogrammétrie peut produire des résultats visuellement détaillés et précis pour diverses applications de relevé géospatial.
Avantages de la photogrammétrie
- Méthode économique et accessible.
- Idéale pour capturer le contexte visuel et les détails de surface.

Modèle 3D créé à partir d’un relevé photogrammétrique.
Limitations de la photogrammétrie
- Sensible aux ombres, aux variations d’éclairage et à la végétation dense.
Facteurs affectant la précision du LiDAR et de la photogrammétrie
Les conditions externes, comme l’éclairage, la météo et le type de surface, influencent la précision des deux méthodes. Par exemple :
- Photogrammétrie : Dépend du jour, des conditions de lumière, et peut rencontrer des difficultés avec les ombres ou l’exposition excessive.
- LiDAR : Fonctionne bien même dans l’obscurité et peut pénétrer les végétations denses, mais il peut être affecté par la pluie, la neige ou des matériaux réfléchissants.
Quand choisir LiDAR ou photogrammétrie ?
LiDAR :
- Forêts ou zones végétalisées : Permet de cartographier en dessous du couvert végétal.
- Terrains accidentés ou escarpés : Précision des modèles d’élévation dans des environnements complexes.
- Opérations nocturnes ou faible luminosité : Fonctionne bien dans des environnements sombres.
Photogrammétrie :
- Terrains plats et ouverts : Idéale pour les plages, champs agricoles et chantiers de construction.
- Inspections visuelles et gestion des actifs : Reconstitutions 3D détaillées avec une très bonne fidélité visuelle.
- Projets à budget limité : Moins coûteuse et avec un flux de travail simplifié.
Approches hybrides : combiner LiDAR et photogrammétrie
De plus en plus, les professionnels optent pour une approche hybride, combinant la géométrie précise du LiDAR et la fidélité visuelle de la photogrammétrie. Cette méthode est particulièrement efficace pour les modèles BIM, la planification de villes intelligentes, et les projets de jumeaux numériques.
Comparaison LiDAR vs Photogrammétrie
Caractéristique | LiDAR | Photogrammétrie |
---|---|---|
Précision | Horizontal : ±1 cm ; Vertical : ±1–3 cm (RTK/PPK) | Horizontal : ±1–3 cm ; Vertical : ±2–4 cm (RTK/PPK ; plus de GCP) |
Capture de données | Scannage laser direct | Capture d’images haute résolution + assemblage |
Adaptabilité au terrain | Meilleure dans les zones végétalisées et irrégulières | Plus limité dans des terrains végétalisés et irréguliers |
Dépendance à la lumière | Fonctionne dans l’obscurité | Dépend de la lumière du jour et de la météo |
Livrables | Nuages de points, modèles d’élévation | Orthophotos haute résolution, modèles 3D texturés, nuages de points avec couleur |
Compatibilité RTK & PPK | Entièrement compatible avec les deux workflows | Entièrement compatible avec les deux workflows |
Cas d’utilisation | Meilleur pour les zones forestières, accidentées ou peu éclairées | Meilleur pour les zones ouvertes, bien éclairées |
Coût | Plus élevé | Moins cher |
Pourquoi une station de base RTK est essentielle pour LiDAR et photogrammétrie
Quel que soit le système utilisé, un géoréférencement précis est nécessaire pour obtenir des résultats de qualité. Les stations de base GPS RTK, telles que l’Emlid Reach, fournissent des corrections en temps réel pendant la collecte des données. Cela garantit une précision au centimètre près pour les deux méthodes.
En utilisant RTK ou PPK, les professionnels peuvent obtenir une précision et une fiabilité des données exceptionnelles, même dans des conditions de terrain complexes.

La base Emlid Reach prend en charge à la fois les drones RTK – LiDAR et photogrammétrie.
LiDAR et photogrammétrie dans des projets réels
Un exemple pratique montre l’utilisation combinée du LiDAR et de la photogrammétrie sur un projet de cartographie d’un stade de football de 62 000 places. Ce projet a démontré que les deux technologies, lorsqu’elles sont associées au RTK de l’Emlid Reach RS3, offrent une précision au centimètre près, mais avec des forces distinctes dans des situations spécifiques.
- LiDAR : Idéal pour la capture rapide de données et la pénétration des structures complexes.

Modèle numérique capturé lors du relevé LiDAR
- Photogrammétrie : Offre des modèles visuellement détaillés.

Modèle numérique capturé lors du relevé photogrammétrique.
Conclusion : LiDAR vs Photogrammétrie — quelle est la meilleure technologie ?
Le LiDAR et la photogrammétrie peuvent tous deux offrir une précision au centimètre près, mais le choix dépendra des conditions spécifiques de votre projet. Le LiDAR est idéal pour les environnements complexes, tandis que la photogrammétrie est plus adaptée aux relevés dans des zones ouvertes et pour des projets avec un budget plus limité.
En combinant ces deux technologies avec une station de base RTK comme l’Emlid Reach, les géomètres peuvent maximiser la précision et la fiabilité des données dans leurs projets.